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lundi 16 janvier 2012

Charlie Hebdo même pas mal

Charlie Hebdo est un journal satirique fondé en 1970. Il est composé de multiples chroniques et pratique de temps en temps le journalisme d’investigation en publiant des reportages à l’étranger ou sur des domaines comme les sectes, l’extrême droite, le catholicisme, l’islamisme, la politique, la culture etc. Mais il y a quelques temps les locaux de ce célèbre journal ont été détruits par un incendie criminel qui aurait été perpétré par deux individus qui ont lancé des cocktails Molotov d’après certains témoins.

Cet incendie criminel est dû au journal qui devait paraître cette semaine. Pour cet exemplaire les chroniqueurs de Charlie Hebdo avaient décidé de le renommer Charia Hebdo. La charia représente diverses normes doctrinales, sociales, culturelles et relationnelles. Le terme utilisé en arabe dans le contexte religieux signifie « Chemin pour respecter la loi (de Dieu) ». La couverture de ce numéro met en scène Mahomet, prophète musulman, qui lance « 100 coups de fouet si vous n’êtes pas mort de rire », faisant référence à l’instauration de la charia en Libye et à la victoire des islamistes aux législatives tunisiennes. En revanche certains musulmans se sentent agressés par cette couverture qu’ils considèrent comme une insulte envers leur religion. En effet, la représentation du prophète est un blasphème. Selon eux, on ne peut se permettre d’insulter une religion dans un état comme la France, pays des droits de l’Homme. Mais ils oublient l’une des libertés fondamentales, celle de l’expression notamment à travers le journalisme.

La liberté d’expression est un pilier essentiel de notre société. En effet, l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, proclamée le 26 août 1789, déclare : « tout citoyen peut (…) parler, écrire, imprimer librement ». Claude Guéant, ministre de l’intérieur et ministre des cultes est venu soutenir Charlie Hebdo en défendant la liberté de la presse et de la laïcité. Luz, dessinateur dans le journal satirique, affirme que la rédaction n’a « pas du tout l’intention d’abdiquer une once, une parcelle de liberté humoristique, de liberté satirique. » Donc d’abord une attaque sur les locaux et ensuite une attaque sur le net, car un site islamiste a piraté le site internet de Charlie Hebdo, ces derniers ont donc dû créer un autre blog et ont aussi dû « déménager » dans d’autres locaux. Mais Charlie Hebdo n’est pas à sa première représentation du prophète Mahomet.

Les chroniqueurs peuvent se brûler les doigts car cette représentation de Mahomet n’est pas la première. En effet, en 2006 ce même journal satirique qui est donc Charlie Hebdo fait une première page représentant le prophète avec un sous-titre qui est : « Mahomet débordé par les intégristes », et a comme parole : « C’est dur d’être aimé pas des cons… ». Cette première caricature eut l’effet d’une bombe chez les musulmans car des organismes de ces derniers ont porté plainte contre l’hebdomadaire mais ces plaintes furent rejetées. Les chroniqueurs du journal se faisaient donc suivre, à cette époque, par des gardes du corps car ils recevaient des menaces de mort, en particulier celui qui a fait la caricature de Mahomet.

En attendant d’avoir leurs propres locaux, les chroniqueurs de Charlie Hebdo ont été accueillis à la rédaction du journal la Libération. On peut donc les retrouvés en ce moments sur leurs nouveau blog : charliehebdo.wordpress.com. Source : BFM.TV

Conraux Ocèane

mercredi 30 novembre 2011

Le phénomène Justin Bieber


Il est beau, il est grand, il est fort et il sent bon. Justin Bieber, chanteur connu et reconnu depuis 2009 est le stéréotype de l’adolescent que tout le monde envie sans vouloir l’avouer parce que « Justin Bieber ? Pff voilà hein. ».

Justin Drew Bieber, mécheux à ses débuts, est un chanteur canadien de 17 ans et demi (oui, je compte encore les demis), connu dans le monde entier pour des chansons plutôt entêtantes comme Baby, featuring Ludacris (http://www.youtube.com/watch?v=kffacxfA7G4&ob=av2e) ou encore One Time (http://www.youtube.com/watch?v=CHVhwcOg6y8&feature=relmfu), son tout premier succès, clip dans lequel on peut voir son mentor, Usher. En effet, c’est ce dernier, grand nom de la musique, que l’on ne présente plus, qui a repéré Justin à ses débuts. Usher n’était alors pas le seul sur le marché puisque un autre nom influent de la musique pop avait remarqué le petit Bieb’s : Justin Timberlake (encore un Justin). Bieber n’est pas qu’un simple chanteur, c’est également un musicien. Il joue de la guitare, du piano, de la trompette et même de la batterie (grand dieu, qu’il est fort ce jeune homme).

Mais il y a avant tout deux raisons à son succès : d’abord, sa coupe. En effet « la coupe à la Justin Bieber » est rentrée dans le langage courant; coupe qu’il, soit dit en passant, n’arbore plus depuis début 2011. Et ensuite, ses fans. Des fans hystériques, le plus souvent féminines et pré-pubères. Là où Justin est, les Beliebers sont. Mais là où les fans sont avant tout, c’est Internet, le « web » comme nos parents et les personnes ringardes disent, et précisément sur les réseaux sociaux Twitter et Tumblr. Sur Tumblr, par exemple, on a pu voir Lady GaGa se faire littéralement insulter il y a trois semaines parce qu’elle avait remporté le MTV Europe Music Award de la meilleure fanbase (les meilleurs fans) face à Justin. Aussi, sur Twitter, il n’est pas inhabituel de voir se déchaîner une réelle guerre entre les Beliebers et les fans (ayant tous pour moyenne d’âge 16 ans) de Demi Lovato et Miley Cyrus, par exemple, adulescentes toutes droit sorties de l’industrie Disney, ou encore les One Direction, groupe de jeunes minets britanniques âgés entre 17 et 20 ans, ayant terminé l’année dernière troisième du X Factor anglais, surfant eux aussi sur la vague de la mèche rebelle. Les fans se mènent alors une réelle bataille sans merci à coups de mots-clés mondiaux tels que « DIRECTIONERS ARE BETTER THAN BELIEBERS » ou encore, attention à ne pas heurter la sensibilité des plus jeunes, « JUSTIN BIEBER IS SEXY ».

La question que l’on peut alors se poser est « un adolescent peut-il continuer encore longtemps comme ça ? ». Parce que Justin a beau se la jouer adulte en rencontrant des enfants handicapés pour le compte d’une association française, sortir avec Selena Gomez (égérie Disney de 19 ans tout aussi friquée que lui), avoir chanté dans la deuxième version de We Are The World, et être la bestah de Usher et Will Smith ; il reste avant tout un gamin de 17 ans qui, lorsqu’il passe au 20h de la première chaîne de France, utilise son portable sous la table pour pas se faire caler par Laurence Ferrari et se faire prendre son carnet.

Julie Ohnimus

mercredi 25 mai 2011

La chute de Gbagbo


Laurent Gbagbo capitule et cède la place de président à Alassane Ouattara, après près de six mois de lutte, la Côte d’Ivoire peut déposer les armes et tenter de reconstruire ce qui a été détruit par cette guerre, ce massacre sans précèdent. Des milliers de civils tués, un pays retourné, en sang. Après l’arrestation de Gbagbo, pendant que les pro-Ouattara criaient leur joie dans les rues et agitaient le drapeau ivoirien au dessus de leurs têtes, le nouveau président a appelé la population, pro-Gbagbo, à «déposer les armes» et à vivre en paix.



«Aux jeunes transformés en miliciens, ils doivent comprendre que leur combat n’a plus de sens. Je leur demande donc de déposer leurs armes. Aux populations qui ont tant souffert, je partage leur douleur et je leur demande d’avoir foi en l’avenir.
[…]
 Je demande à tous mes concitoyens de tout faire pour que la paix revienne définitivement dans notre pays. Aujourd’hui, une page blanche s’ouvre devant nous, et c’est ensemble que nous allons écrire l’histoire de la réconciliation».*



Une page se tourne pour ce pays mené depuis trop longtemps par la dictature et bercé par des guerres ethniques. Un espoir de paix s’ouvre aujourd’hui.





 * Extrait du discours d’Alassane Ouattara après l’arrestation de Gbagbo
http://www.liberation.fr/monde/01012331174-le-discours-de-ouattara-apres-l-arrestation-de-gbagbo

 
Elodie Azier

 

samedi 2 avril 2011

Obsolescence programmée. Consommation forcée !



Après en avoir rêvé pendant des jours, arrive enfin le matin où vous allez pouvoir enfiler votre nouvelle "jupe-tip-top-motif-léopard-hyper-fashion-qui-va-faire-des-jalouses". Hier, en prévision de cette tenue exceptionnelle, vous aviez acheté une paire de collants (Parce que, quand même, " En Avril ne te découvre pas d'un fil ! "), pas trop chers parce que c'est la 26ème déjà ce mois-ci. Votre excitation est à peine contenable. Vous imaginez déjà la tête de votre pire ennemie lorsqu'elle vous verra sublimée dans une jupe, que dis-je ? LA jupe portée par les plus riches et célèbres dans le Vogue du mois dernier... Et là, C'EST LE DRAME ! Votre petite paire de collants (sans prétention) vient de se filer. Vous aviez pourtant pris toutes les précautions du monde, vos ongles étaient limés, vous aviez enlevé vos bagues en or massif et le chat était enfermé dans le placard, mais rien n'y fait, les collants, accessoires indispensables à votre tenue, viennent bel et bien de vivre leurs dernières minutes. Le bus passe dans 10 minutes, impossible de trouver un plan B, vous enfilez, la mort dans l'âme, votre vieux jean : sobre, passe-partout, tellement différent de votre parure de reine de la savane.


Le pire dans toute cette histoire, c'est que cette catastrophe vestimentaire était programmée. Et oui, mesdames, mesdemoiselles, des ingénieurs ont travaillé des nuits entières afin que vos collants aient une durée de vie extra-courte. Une honte, direz-vous ? Une mauvaise blague ? Non : DU MARKETING ! Un concept révoltant appelé l'obsolescence programmée. Ne soyez pas naïves au point de croire que des collants infilables n'existent pas ; la preuve, vos grand-mères en ont portés toute leur jeunesse. Aussi invraisemblable que celà puisse paraitre, des collants de bonne qualité ruineraient l'industrie du collant. En effet, si une paire de collants durait toute votre vie, en racheteriez vous toutes les semaines ? Certainement pas.


Dans le bus ce matin, vous n'étiez pas la seule à maudire la société de consommation ; il y avait aussi la mère de famille dont la machine à laver achetée neuve il y a à peine 2 ans vient de rendre l'âme, votre voisine qui se demande si faire réparer ses chaussures chez le cordonnier ne coûterait pas plus cher que de tout simplement racheter une nouvelle paire de ballerines à 10 euros, votre petit frère qui doit encore économiser 2 mois d'argent de poche avant de pouvoir racheter des écouteurs qui dureront, avec un peu de chance, plus de 3 semaines, et j'en passe, et des meilleures. Ce matin, vous vous sentez trahie et exploitée par ces marchands d'éphémères et vous n'avez qu'une envie : partir vivre dans la savane avec de vrais léopards et ne plus jamais entendre parler de consommation. Rassurez-vous, vous n'êtes pas seule : les habitants des pays en développement qui voient arriver par milliers dans leurs décharges les objets usagés de nos pays de consommateurs sont au moins aussi désespérés que vous !





Margot Conraud




mardi 29 mars 2011

Doit-on avoir peur de Marine Le Pen ?

Si son nom ne vous est pas inconnu , c'est parce qu' elle le tient de son père: Jean Marie Le Pen, ancien président du Front National ( Parti de l'extrême droite française ) auquel elle a succédé le 16 janvier 2011.
En tête des premiers sondages, Marine Le Pen arriverait en tête au premier tour de la présidentielle, devant Nicolas Sarkozy et le candidat du PS. ( selon un sondage pour Le Parisien réalisé du 28 février au 3 mars 2011 auprès de 1 618 personnes âgées de 18 ans ) Cette enquête d'opinion projette la présidente du FN à 23 % des intentions de vote, devant le président de la République ( 21 %), à égalité avec le Parti Socialiste. Selon un second sondage Ifop réalisé pour France Soir le 10 mars , Marine Le Pen obtiendrait 21% des intentions de votes au premier tour, derrière Dominique Strauss-Kahn ( 29% ) et Nicolas Sarkozy (23%) .
D'après le résultats des cantonales, Le FN de Marine Le Pen enregistre une nette progression. Selon elle, " le Front National a enregistré une progression de 47% entre les deux tours des élections cantonales dans les 403 cantons où il était présent. Il est passé ainsi de 622.292 voix au premier tour à 915.279 voix au second tour dans les cantons où il concourait. "


Qui est-elle ?

Marine Le Pen n'est pas seulement une femme politique française, elle est avant tout avocate.
Perçue comme une personne qui relève " de la haine et de l'ignorance " par le Parti Socialiste, c'est depuis l'année 1998 qu'elle commence réellement à s'impliquer dans la vie politique , aux cotés de son père. Elle met en avant la préférence nationale ( = possibilité de refuser l'accès de certains emplois à des personnes ne détenant pas la nationalité française ) mais également la peine de mort pour certains crimes. Elle dénonce les sois-disant dangers de l'islamisation en France et prône évidemment les valeurs de la République et le respect de la laïcité. "Elle risque de faire dériver vers le nationalisme des gens sincèrement inquiets du multiculturalisme", raconte l'essayiste Caroline Fourest, qui va lui consacrer son prochain livre.
Quant à son image médiatique et ,plus particulièrement à la télévision, son franc-parler s'accompagne d'une argumentation bornée : Bref, Marine Le Pen en fait pâlir plus d'un. Contrairement à son père, ses qualités d'avocate et d' oratrice font qu'elle sait particulièrement bien se défendre lors d'un débat.

" No limit " ?

En 2006, elle a présenté la nouvelle campagne d'affiche du Front national : une jeune femme maghrébine pose pour une affiche de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen. Celle ci a soulevé bien des débats, ayant été déclarée comme " non conforme à l'idéologie du FN ". En 2010, Marine Le Pen compare "les prières de rue" de musulmans à "une occupation".


Et 2012 ?

Les élections présidentielles ne sont plus si loin que ça. En un an, nous aurons encore le droit à de nombreux sondages, plus ou moins en sa faveur. Ce qu'il faut garder à l'esprit c'est que les sondages ne sont que des chiffres : Marine Le Pen, elle, est bien réelle et que la progression de Front National chez les français devraient en inquiéter plus d'un...

Source : http://www.marinelepen.com/index.php?option=com_content&view=frontpage&Itemid=1&limitstart=30
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-face-cachee-de-marine-le-pen_945162.html
http://www.sondages-presidentielle.fr/

Marina Zitouni

lundi 28 mars 2011

La réforme des lycées.


La réforme des lycées, grandes lignes et grands débats, voici ce qui nous attend. Les prochaines fournées de lycéens débarqueront dans un lycée en pleine mutation. C'est du moins le souhait de Luc Chatel ministre de l'éducation nationale. Celle-ci à peine annoncée que déjà nombreuses révoltes lycéennes et syndicales se font. Voyons cela de plus près.



Pour la seconde:

- " Un accompagnement personnalisé " de 2h/semaines, pour travailler sur les méthodes, sur l'orientation, ou sur l'approfondissement. Ces 2 heures remplaceront donc les heures d'aides individualisées par petits groupes en maths et en français.

- Des "enseignements d'exploration" à choisir d'abord entre l'économie appliquée et gestion, ou les sciences économiques et sociales, et ensuite entre de nombreuses options recouvrant toutes les filières. - Un tutorat pour ceux qui le souhaitent.


Pour la première:

- Un tronc d’enseignement commun qui représente 60% des heures de cours.

- Les 40% restant sont des enseignements de spécialisation selon la filière (Maths, SES, Littérature française ou étrangère…)

-la création de "stage" passerelle pour permettre de changer de filière. - La disparition des maths en L. Et apparition d'une matière de littérature étrangère en langue étrangère. - 4h d'histoire-géo pour les S au lieu de 2h30.

- L’accompagnement personnalisé (2h) devient un projet d’aide à l’orientation au détriment d'autres heures. (Option science po en ES par exemple)


Pour la terminale:

- Pour la filière L : création d'une spécialité en droit, intitulée « droit des grands enjeux du monde contemporain ». Ils conservent la possibilité d’opter pour une spécialisation renforcée en arts ou en langue.

-Pour la filière S : Une recentralisation des sciences: 18h30 en tout d'enseignements scientifiques, et l'histoire géo devient optionnelle. Evidemment, tous ces changements plaisent ou non.

En effet pendant que certains se réjouissent des SES obligatoires qui permettraient l'ouverture d'esprits vis a vis de l'actualité, d'autres crient au scandale la suppression des maths en L, qui fermerait encore plus de portes aux élèves de cette série soit disant "sans avenir" selon certains clichés. Sans oublier la suppression de postes qu'entrainent cette recentralisation.

Mais ce qui soulève les foules, et surtout beaucoup d'historiens : c'est l'histoire géo qui devient optionnelle en terminale S. Soit sa suppression selon Benjamin Stora, historien: «Rendre une filière optionnelle, c'est la condamner à terme». Car celle-ci ne permettrait plus l'ouverture d'esprit, et la formation d'un esprit critique des élèves. Sans oublier l'importance de connaître l'histoire, pour éviter de reproduire d'anciennes erreurs. Selon ces avis divergents, cette matière ne doit pas être survolée.

Alors veut-on nous mettre dans des cases ? Faire de l'éducation, une éducation minimum, et à deux vitesses ? Ou tout cela est-il véritablement pour notre bien ?



Source: Site du gouvernement, Libération, Le monde.

Hélène Aspis-Veck

Liberté, égalité, fraternité et sexisme


Bien que la France vante les mérites de son système démocratique et de son rôle de défenseur des droits de l’homme ; certains outrages lui échappent. La femme au cours du siècle s’est démenée pour la reconnaissance du deuxième sexe. Le combat n’est malheureusement pas fini.



La France, terre de valeurs :


Il n’est pas nécessaire de rappeler les acquis de la femme ces dernières décennies durant. Ce n’est pas non plus faire preuve de féminisme que de dire que la parité n’est encore qu’une utopie. Puis, le terme de « respect » dépasse la reconnaissance de ces sexes, il est aujourd’hui prôné par tout et par tous ; il en devient vide de sens. La liberté elle est largement revendiquée et connait certaines limites. La France est le théâtre de confrontations entre des cultures, des opinions, des pratiques différentes. Récemment, le port par les femmes musulmanes du voile a suscité des débats, catholiques et laïques français semblent s’être empressés de mettre sur la table ces notions de respect, de liberté auxquels le pays attacherait tant d’importance. Il n’est pas objet ici de prendre part à ce débat. Il est par contre judicieux de se demander si ces partisans de l’égalité ouvrent parfois leur poste de télévision.


Des incohérences subsistent :


Il est à l’heure actuelle difficile de s’imaginer de regarder l’intégralité d’une page publicitaire ou d’un programme de chaîne musicale sans se rendre compte, pour ceux qui veulent bien ouvrir les yeux ; que ces belles valeurs sont réduites à néant. Le téléspectateur s’intime-t-il vraiment que le café, comble du fantasme, possède des vertus aphrodisiaques en ce qui concerne la gente féminine ? Interviennent ensuite les chaînes musicales. C’est une réalité, le propos semble peut-être répétitif mais puisque rien ne change : la femme est un objet. L’aberration réside dans le fait que personne ne s’insurge face à cette dégradation permanente et communément admise de la femme. Toute la journée sont diffusés des clips, tout genre confondus, dans lesquels des « filles » se déhanchent en petite tenue. Elles sont souvent en promiscuité avec des chanteurs au physique la plupart du temps ingrat, ce qui rend les faits d’autant plus improbables.

Les jeunes sont les plus touchés :


Alors, serait-ce au nom de la liberté d’expression qu’on laisse des pseudo-chanteurs reléguer la femme au rend de « Bitch », c’est à dire de « salope », « garce » ou terme tout aussi flatteur de « chienne ». Qu’en est-il alors de l’essor de la violence sexuelle ? Et en particulier chez les jeunes ? Les répercussions sont double : d’une part les jeunes s’imaginent le rapport à la sexualité aussi simple que dans les clips ; d’autre part les jeunes filles s’assimilent à ces représentations dépréciatives de la femme sans s’en rendre compte puisque celles-ci apparemment « plaisent ». Les relations entre adolescents quant à la sexualité sont de plus en plus difficiles. De plus, certains chanteurs tiennent des propos tout à fait sexistes et outrageant. Est-ce normal de laisser par exemple le rappeur français Orelsan déclarer dans la chanson « Saint Valentin », hymne à l’intérêt purement sexuel de la gente féminine ; « ferme ta gueule ou tu vas te faire marietrintigner », référence à l’actrice décédée suite aux coups infligés par son mari et chanteur célèbre. Car si tout cela n’est que du second degré, tous les jeunes ne sont pas en mesure de déceler le vrai du faux et enregistrent ces propos souvent violents à l’égard des femmes. Les impacts sur la société entière et en particulier sur la jeune génération ne sont pas à dénigrer.



Cette banalisation par le mot et l’image de la considération de la femme comme instrument sexuel s’encre dans les esprits tandis que personne ne le conteste. N’est ce pas une limite à l’ouverture d’esprit de notre société ? Les tabous qui autrefois posaient un problème de non-information sont maintenant des sujets libres, sûrement trop libres. De ce fait, peut-être qu’avant de nous attaquer au jugement de la culture des autres, il serait nécessaire de remédier aux effets pervers de la notre.


Clarisse Thomas.

Allons enfants de la patrie !

De la tristesse, ressentie à la vue des professions de foi de certaines listes candidates aux régionales. Les « minarets » en tête de programme, pourquoi cela apparaît-il comme un problème ? Pourquoi fait-on des amalgames, des raccourcis plus que faciles ? Se désintéresse-t-on des réels problèmes afin de ne pas y faire face ? Il est en effet facile de s’en prendre aux minorités pour expliquer la crise que traverse le pays plutôt que de pointer du doigt ses véritables défaillances.

« La nuit vrombissait chevauchée par une sorte de gendarme à moto
Comme un faible écho de cette nuit cousine germaine où il plut des cristaux
-talitaire pensée fascisante la bête immonde peut prendre de subtiles formes
Pour ceux qui ont peur de leur jeune, pour ceux qui se rendent pas compte qu’on est tout juste des hommes »
Abd Al Malik-Lorsqu’ils essayèrent de réanimer Malik (2008)

De l’incompréhension, éprouvée à la vue de l’habile juxtaposition des termes « identité nationale » et « immigration » qui crée une forme antithétique, appuyée par un « et » additif marquant un fossé entre ces deux expressions. Postuler qu’une identité nationale prédéfinie existe relève du fantasme xénophobe. La France est bel et bien une mosaïque de cultures différentes, mais pas incompatibles. La théorie de Samuel Huntington qui pour certains apparaît comme une finalité peut être à contrario perçue comme une incitation à l’évolution des mentalités.

« Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige »
Jean Ferrat- Ma France (1969)

Du désespoir, lorsque le parti de l’intolérance remporte plus de onze pourcents des suffrages au premier tour des régionales, alors qu’en 2009, 6 personnes sur 10 ne sont pas allées voter pour les européennes. Lorsqu’on pense à la France, l’Europe est sous-jacente. La multiplicité des cultures et son ouverture au monde apporte à la France sa vraie grandeur. Alors, quand le pays qui refuse de continuer d’être une terre d’accueil alors qu’il a fait appel à des populations émigrées pour se relever, sera-t-il prêt à cesser de se regarder le nombril ?

« J'ai vu, les larmes aux yeux, les nouvelles ce matin
Vingt pourcents pour l'horreur, vingt pourcents pour la peur
Ivres d'inconscience, tous fils de France
Au pays des Lumières, amnésie suicidaire »
Damien saez- Fils de France (2002)



Sources :
Samuel Huntington, Le Choc des Civilisations (1996)
Le Monde.fr (mars 2010)
Le Figaro. Fr (juin 2009)

Clarisse Thomas

Le monde merveilleux de la télé réalité

Télé -poubelle- ?



On assiste en France, depuis le début des années 2000 notamment, à l’essor des émissions de télé réalité ; genre qui suscite de nombreuses critiques et interrogations (on se souvient tous de Loana barbotant dans le jacuzzi avec Jean-Edouard…). Les télés réalités sont devenues un phénomène social.
Des productions cherchant des stéréotypes bien définis, autant sur le plan physique qu’intellectuel. Il est vrai que les candidats sont, généralement, des personnes hyperintelligentes ! Ces émissions filment la vie de gens ordinaires ou de stars, jusque dans leur intimité la plus profonde. Des scénarios établis d’avance, des propos et des actes parfois choquants ou même ridicules, à la limite du grotesque. Des productions qui prônent pourtant le naturel et la réalité, alors qu’en réalité rien n’est fait pour « laisser faire » le spontané. Le public s’identifie à ces Nous assistons, pour ceux qui le veulent bien, à une improvisation d’acteurs amateurs. Le but du jeu étant
Des candidats exhibitionnistes qui se fichent du « politiquement correct », et tout ça pour gagner des prix ; ils se lient, se délient, s’embrassent, se battent… Scénario tiré tout droit des Feux de l’amour ? Bref, ces émissions attirent l’œil du public et en particulier les adolescents ; on s’amuse des situations des participants, ou pire, on les admire. Apparemment, on est tous un peu voyeur.

La télé réalité est-elle un reflet de notre société ou une forme de catharsis ? Le pouvoir de dire "non" n’est-il pas entre les mains de chaque téléspectateur ?





Elodie.

Le jeu de la mort

1961 , Jérusalem : le fonctionnaire de haut rang de l'Allemagne nazie, Adolf Eichmann, membre des SS, accusé de crime contre le peuple juif, crime de guerre, et crime contre l'humanité, affirme n'avoir rien fait d'autre que de "suivre les ordres" pour justifier ses actes.
Stanley Milgram , chercheur en psychologie, s'interrogea alors suite à cela au degré d’obéissance à des ordres jugés amoraux par la société, et décide de mener des expériences.
1963, Milgram recrute par petite annonce, pour une expérience truquée, des hommes de milieux différents. Elle était présentée comme l'étude scientifique de l'efficacité de la punition, sur la mémorisation , ici mise à l'épreuve par des décharges électriques . Les règles sont relativement simples, et impliquent trois personnages :
- L'élève : il doit mémoriser des listes de mots, et reçoit des décharges éléctriques de plus en plus fortes à chaque erreur.
- L'enseignant : il dicte les mots à l'élève, et vérifie les erreurs de celui-ci. S' il se trompe, c'est lui qui envoie une décharge , destinée à "punir" l'élève.
- L'expérimentateur : il est le représentant de l'autorité, et l'exerce sur l'enseignant.
Mais en réalité, l'expérimentateur et l'élève sont des comédiens, et les décharges éléctriques fictives. L'élève simule des cris, et des silences peu rassurants pour l'enseignant. Quand celui ci doute, l'expérimentateur est là pour lui ordonner par des phrases simples et courtes de continuer.
Ainsi, 62,5% des participants ont mené l'expérience jusqu'au bout, c'est à dire envoyer des décharges de 450V à une personne qu'ils ne connaissaient pas, et qui suppliait d'arrêter.
Milgram a qualifié à l'époque ces résultats "d’inattendus et inquiétants".



Après plusieurs décénnies, le 17 mars 2010, est diffusé le jeu de la mort, documentaire sous forme de divertissement, reproduisant l'expérience de Milgram.
Les règles restent les mêmes. Seuls le décor et l'autorité change. En effet cela ne se passe plus dans un laboratoire, mais sur un plateau télé, orchestré par Tania Young, présentatrice télé. Et 80% sont allés au bout. «Ce ne sont ni des sadiques ni des lâches, conclut le documentaire. Simplement des gens semblables aux autres. 80% d'entre eux se sont comportés comme de possibles tortionnaires. Cela reflète le pouvoir terrifiant qu'a acquis la télévision.»
On aurait pu penser qu'année après année, la psychologie humaine progresse, les esprits critiques se développent... mais malheureusement, en 2010, c'est pire.

Hélène Aspis-Veck

mardi 15 mars 2011

HOMOSEXUALITE & ADOPTION



« Maman va bien, son amoureuse aussi »



L'année dernière, le groupe « Discrimination, Non ! » du CVL, invitait l'association Couleurs Gaies, dans le but de faire changer le regard des lycéens sur l'homosexualité. Mais est-ce seulement les lycéens qui doivent ouvrir leur esprit afin d'accepter le choix de chacun ?


C'est la société toute entière qui devrait, à mon humble avis, revoir son jugement. Alors qu'on estime à plus de 30 000, le nombre de couples homosexuels français ayant des enfants (naturels ou adoptés), en terme de mariage et d'adoption, la France est loin d'être le pays européen le plus tolérant. En Espagne, par exemple, le mariage et l'adoption sont possibles depuis 2005 pour tous les couples homosexuels. La question de l'homoparentalité à été récemment relancé avec l'agrément accordé, le 10 Novembre dernier, à une femme vivant depuis 20 ans avec sa compagne, mais qui s'était présentée comme célibataire car l'adoption monoparentale est autorisée en France. Suite à la découverte de son orientation sexuelle, le conseil général du Jura avait refusé l'agrément. La jeune femme s'était ensuite tournée vers la Cour européenne des droits de l'Homme, qui avait condamnée cette décision, désignée comme de la discrimination sexuelle. Après 10 longues années de combat, ce couple lesbien est enfin sur le point d'offrir une famille et ainsi d'enfin faire le bonheur d'un des trop nombreux orphelins que compte ce Monde qui est le nôtre.



De nombreux hommes politiques ont plus ou moins bien réagi à cette nouvelle. Marine Le Pen voyait cela comme « La disparition d'une certaine morale d'Etat » alors que Noël Mamére décrivait cette décision comme « un pas important qui vient d'être franchi » « Nous espérons surtout que ce symbole deviendra réalité pour les couples homosexuels qui demandent la reconnaissance de leur droit de parents. » ajoutait-il. D'autres politiciens ce sont également exprimés sur ce sujet, des anonymes également. Malheureusement, ce qui revient le plus dans leurs discours est l'image, parfois très (voire trop) péjorative, qu'ils ont de l'homosexualité. Il est rare que l'uns d'entre eux se mettent à la place de ces enfants en attente d'adoption et qui, eux, ne seraient pas contre le fait d'avoir 2 papas ou 2 mamans, plutôt que pas de parents du tout.



Margot Conraud